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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 12:25


Quelle délicatesse… Pour François Ozon, la femme est une fleur que l’on peut regrouper en un séduisant bouquet -cependant fatal pour l’homme qui les respire.


S’inspirant d’une pièce de théâtre médiocre –ainsi que le dit lui-même le réalisateur-, 8 femmes se présente comme une variation policière autour de personnalités féminines bien tranchées, pour ne pas dire caricaturales. Alors que l’homme de la maison est retrouvé assassiné, la suspicion monte. Le coupable ne peut être qu’une des ravissantes fleurs présentes sur le lieu du crime. Chacune commence à soupçonner l’autre et en cherchant à se justifier, chacune est obligée de dévoiler sa véritable nature. La femme profonde se dévoile et abolit l’image séduisante et factice de la femme frivole qu’on avait cru apercevoir. O femme manipulatrice, sagouine quand elle s’y met ! Pour un peu, la connaissance psychologique de François Ozon nous ferait frémir. Heureusement, il peut se permettre d’aligner les pires stéréotypes car enfin ! nous n’avons affaire qu’à une comédie et le machisme est permis !


8 femmes nous permettra donc de contempler un défilé de manipulatrices surdouées, de cruches en folies et de perverses narcissiques. On s’emmerde souvent et l’honneur du film est à peine sauvé par un retournement surprenant. Mais les couleurs, les décors et les costumes sont jolis –et n’est-ce pas tout ce qui compte pour une femme ?


Une analyse truculente : ICI

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Published by Colimasson - dans Film
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