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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 13:06



Sa mamie lui a piqué le dernier modèle de boots en strass et peau de tatou : Agrippine déconfite lui souhaite la mort. Si les forces divines semblent incapables de pouvoir mettre de côté des paires de boots pointure 42, elles peuvent en revanche envoyer à trépas une pauvre vieille aïeule en lui brisant le moëllon. Enfin bon, d’accord, mais le moëllon, qu’est-ce que c’est ? Et dire que l’A.G.M (arrière-grand-mère) en profite pour se mettre à taguer les mus de l’hospice… 


Dans l’effervescence d’une famille qui se décompose et se recompose plus vite que son ombre, Claire Bretécher transforme la verve dégingandée de son Agrippine e, un bavardage épuisant. La mère, le père, les aïeules, l’oncle et le petit frère se mettent à l’argot du nouveau siècle et nous livrent un langage aussi laborieux à suivre que le dialecte schtroumpf le plus tordu. Malgré un fond de dissidence, le propos reste convenu et dénonce gentiment les hypocrisies familiales. Je t’aime moi non plus –mais ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.






Citation :
- « Elle a avalé son extrait de naissance, elle a plié son parapluie, elle a pris perpète ».
- Vulgaire.
- « Elle s’est évaporée dans la musique des sphères, elle est devenue feue, elle est entrée dans le sein d’Allah ».
- Ça se la pète. Yaka dire « elle est partie » comme tout le monde ;
- Allons-y. C’est dérisoire mais ça fait clean. C’est couture.
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