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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 12:30
 





Qui est Archiguille ? Si ce catalogue ne nous l’apprend pas précisément, c’est fait exprès. Archiguille est longtemps resté anonyme –plus par fatalité que par choix- et s’il est aujourd’hui connu, il ne le doit qu’à lui-même et à sa volonté de se défaire de l’emprise des collectionneurs avides. Ceci dit, une part de sa marginalité lui est restée. Peu d’éléments biographiques parsèment son œuvre. Nous devons recevoir ses tableaux pour ce qu’ils sont et nous contenter d’hypothèses quant à la raison de leur création et quant à leur signification. A la limite pourrons-nous essayer de les interpréter en connaissance des convictions qui animent le peintre.


Le catalogue de l’exposition s’ouvre sur les commentaires de quelques admirateurs célèbres tels Henri Michaux ou André Malraux, puis laisse la place à une série de transfigurations. Période bleue puis période blanche, mais aussi d’autres sujets de représentations se disputent le devant de la scène entre figuration et abstraction. Si les sujets ne sont pas immédiatement reconnaissables, le titre des œuvres nous lance sur la bonne piste et le tableau devient aussitôt plus limpide, quoiqu’encore préservé par une part de mystère. Les couleurs nous égarent parfois à force d’une vitalité qui rejoint de près l’anarchie.


"Et le temps s’écoula avec mes angoisses jusqu’au jour où je me remis à croire en moi. Quelle différence ineffable entre celui qui a dit « Rien qu’en me regardant on voyait mon cadavre tellement j’étais meurtri » et celui qui, découvrant sa mortelle blessure crie : « Regarde ! et vois ! ». Entre les deux, le temps transformateur impitoyable de toute chose, est passé !"


Entracte entre deux séries, Archiguille complète son œuvre graphique par des propos qui ne se limitent pas seulement au domaine de l’art et qui n’hésitent pas à verser dans la métaphysique pure. En quelques pages, nous découvrons ainsi les « maximes d’Archiguille » avant de retourner ragaillardis dans une œuvre qui semble vouloir nous dire beaucoup, mais qui ne daigne pas s’éreinter à nous livrer la solution de son énigme sur une palette bariolée de couleurs.



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Donald, 1988



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L'aurore



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L'espérance



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Nabucco

Henri Michaux a écrit:
Devant le Nabucco de Guille, invitation à la méditation. Vertige ! Contemplation exaltée ! Plénitude. Merci !



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Rêve de jeune fille, 1969



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Transfiguration, période bleue



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Transfiguration



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Au clair de lune et couleurs

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Published by Colimasson - dans Livre
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