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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 14:08





Remplaçons Jonathan Rhys Meyers et Natalia Vodianova par les premiers clampins venus –ni beautés outrageuses, ni laiderons fascinants. Que devient cette Belle du Seigneur réalisée par Glenio Bonder ? Une romance chaotique, pas très claire dans son développement, se déroulant sur fond d’antisémitisme naissant, et crachant sur la diplomatie timorée de la Société des Nations suisse. Le mélange semble intéressant, mais à trop vouloir en faire, à bondir d’un thème à l’autre sans ménager les liens qui relient une scène à une autre, le traitement des thématiques se fait superficiel. La romance se réduit à des disputes violentes qui trouvent leur apaisement dans des bains pleins d’une mousse aussi compacte qu’un gratin de pâtes de la cantine. L’antisémitisme ne trouve pas plus original qu’Hitler pour se manifester et la diplomatie timorée trouve sa superbe dans une rangée de petits hommes qui se coiffent tous la raie du même côté.



Heureusement pour Albert Cohen, Glenio Bonder est un grand admirateur de son œuvre et même sans avoir lu la Belle du Seigneur qui a servi de support à ce film, on ne doute pas que le livre mérite un détour sans doute plus passionnant que sa version made in Glenio Bonderland.



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Published by Colimasson - dans Film
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