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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 09:29




Présentation de l’éditeur :


 


Tout commence ici, en Afrique. Le contraste entre les innocents et les coupables s'affiche d'emblée...



Sortez-moi de ma torpeur ! Voilà un bouquin qui m’aura plongée dans une léthargie bien désagréable… Je me demande encore quel miracle a permis à cet album d’être auréolé du prix du Festival d’Angoulême 2010… Faut-il être passionné de polar pour apprécier Fais péter les basses, Bruno !(même le titre est ridicule) ? Ce n’est pas mon cas, ce qui expliquerait peut-être mon manque d’enthousiasme à la lecture, mais j’imaginais qu’un Prix d’Angoulême saurait faire apprécier tous les genres à n’importe quel type de lecteur. Soyons fous : j’espérais même que cette lecture m’ouvrirait un peu l’esprit et me donnerait envie de lire un peu plus de polars. C’est raté. M’en voici dégoûtée comme jamais.


Que de suspens !



Les personnages sont emmerdants à force d’être archétypaux. On nous balance du Slimane africain, Dieu du foot qui espère faire carrière en France mais qui se retrouve embrigadé dans les troupes d’éboueurs de la ville de Paris, on nous balance du Zizou, petit voyou des quartiers de banlieue, et des vieux roublards grisonnants qui aiment se pinter au bistrot du coin entre deux échanges de mallettes remplies de billets. Ben, oui, c’est sympa, ça fait réaliste et France profonde. Baru sort l’épée pour dénoncer les injustices et la misère de notre pays, tout en veillant à conserver le grain de sel destructeur du banditisme pour procurer à son lecteur une tension dramatique qui s’achèvera, bien heureusement, par le rétablissement de la justice : les bons sont graciés, les mauvais sont punis.


De rebondissements en rebondissements...



Le dessin non plus n’est pas remarquable. Les personnages sont laids et leur figure reste souvent figée dans une expression qui est particulière à chacun et dont ils ne se départiront plus jusqu’à la fin. Les couleurs sont moroses, baignant dans un ensemble gris/caca d’oie et l’ambiance qui résulte du trait grossier, qui rappelle celui des séries de BDs pour enfants, ne colle pas tellement à l’histoire. Question d’originalité peut-être, mais j’aurais préféré que l’originalité vienne investir d’autres domaines plus profitables de cet album ennuyeux.


Et ils tirent la même tronche du début jusqu'à la fin...
Citation:

L’histoire commence dans un petit village africain. Ousmane Traoré, célèbre footballeur de passage au pays, repère un gamin doué d’un talent exceptionnel balle au pied. Le gamin s’appelle Slimane. Ousmane lui prédit un bel avenir sur les terrains de fouteballe, mais à une condition : qu’il accepte de faire le voyage en Europe. Et voilà comment Slimane se retrouve planqué dans la soute d’un avion, avant de sauter à terre à l’atterrissage et de se mettre à courir pour échapper aux flics. Il court, court, court sans s’arrêter, sur les voies du périph, à travers champs, il court à s’en faire péter le coeur. Et il devient... travailleur clandestin pour de basses et rudes besognes. Pendant ce temps-là, Zizou sort de prison. Zizou ? Non, pas le Zinedine Zidane adulé des foules. Un autre Zinedine, lascar de banlieue coupable de quelques peccadilles. A peine dehors, il s’empresse de régler les affaires courantes : renouveler sa garde-robe et dessouder celui qu’il accuse de l’avoir fait coffrer. Ensuite, il décide de se consacrer à son grand projet : mettre la main sur un fourgon de la Brinks et ses 7 ou 8 millions, sans escorte, car à Noel ils sont en manque de personnel. Son coup ultime, « pour finir peinard, en attendant le cimetière, comme une retraite, quoi ».

Le problème, c’est que Zizou a autant de cervelle que de scrupules. Pour réussir son coup, il a besoin d’aide...

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Published by Colimasson - dans Bande dessinée
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