Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 18:41
Harvey Milk (2009)



Résumé :

Citation:
Le film retrace les huit dernières années de la vie d'Harvey Milk. Dans les années 70, il fut le premier homme politique américain ouvertement gay à être élu à des fonctions officielles, à San Francisco en Californie. Son combat pour la tolérance et l'intégration des communautés homosexuelles lui coûta la vie. Son action a changé les mentalités, et son engagement a changé l'histoire.






Je n’ai sans doute pas regardé le film dans de bonnes conditions (cette première phrase indique tout de suite l’opinion que je m’en suis faite…)


Je lis à peu près partout des critiques élogieuses de Harvey Milk alors que ce film me fait seulement l’effet d’un bon somnifère. D’accord, le thème est brûlant et trente ans après les déboires des droits homosexuels à San Francisco, les avancées se font à petits pas. Mais que le sujet abordé soit noble ou pas, là n’est pas le problème, encore faut-il voir comment il est abordé (autrement, on pourrait se contenter du documentaire sorti sur le même personnage en 1984 ; je ne l’ai pas vu mais il semblerait qu’il soit, à bien des égards, supérieur au film de Gus Van Sant).
Personnellement, ce qui m’a le plus dérangé, c’est l’utilisation mélodramatique de la musique (les sanglots longs des violons…). Les personnages, ni attachants ni détestables, seront restés de parfaits inconnus du début à la fin du film (étonnant lorsqu’il s’agit d’un biopic). Ils ne sont définis par rien d’autre que par leur sexualité, et c’est un peu dommage pour un film qui se veut ouvert d’esprit. Harvey et sa petite bande sont homos, ils traînent entre homos, ils font des fêtes entre homos, ils vont à des réunions pour les droits des homos… Mais sérieusement, je pense aussi que leur personnalité et leur vie ne se résumait pas qu’à cela… Impression d’un discours démago qui s’adresserait à un public d’un autre temps, pas encore convaincu que les homosexuels sont des êtres humains comme les autres. Gus Van Sant nous tient un peu un propos de prophète : « Je vais vous ouvrir les yeux bande d’abrutis. Je sais que vous n’aimez pas les homos et je vais vous convaincre que vous avez tort ! ». Mais, d’où te sort cette idée Gus ?

Bon, en même temps, j’aurais dû m’y attendre à ce côté pédagogique… Mais devant un biopic, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus neutre, de moins engagé, qui permette au spectateur de penser ce qu’il veut des évènements qui se sont produits à San Francisco dans les années 70. Histoire de me rassurer peut-être ? Parce que j’aurais préféré, à la fin du film, ne pas avoir été prise pour une méchante spectatrice forcément hostile aux homosexuels.




En fouillant un peu sur le net, j’ai trouvé d’autres personnes qui ne partagent pas forcément l’enthousiasme des critiques pour ce film :

Citation:
Gus Van Sant s'appuie sur un procédé redoutablement efficace : forcer la sympathie pour le personnage, en montrant à la fois ses grandes qualités : énergie, courage, compassion et malice, mais aussi ses petits défauts, ceux de tout politicard : la roublardise (diriger une manifestation d'homos en colère contre la mairie pour lui permettre d'être le médiateur qui empêchera l'émeute), la démagogie à la Chirac (sa campagne contre les crottes de chiens) et même la duplicité (la parole donnée et non respectée à celui qui se vengera en l'assassinant).



Source : link



Citation:
Harvey Milk est un film à thèse à la Hollywood, c'est-à-dire assez roublard et extrêmement bien-pensant. Résultat, le spectateur s'ennuie et ne rêve dès lors plus qu'au prochain film du cinéaste, en espérant sincèrement qu'il retrouve des sentiers plus personnels...


Source : link

Citation:
C'est toujours difficile de critiquer un film sur la forme quand le fond est inattaquable, pourtant, le film de Gus Van Sant sur la vie d'un homme passionné ne passionne pas.


Source : link

Et pour terminer, une tentative d’interprétation du choix de Josh Brolin dans le rôle de Dan White (un peu douteuse mais bon, je vous laisse lire…)

Citation:
Mais le choix de Josh Brolin dans le rôle de son rival conservateur chrétien Dan White est plus troublant encore. Car quelques mois plus tôt, le comédien incarnait sur les écrans George W. Bush dans le W. d’Oliver Stone. C’est donc le visage cinématographique de Bush qui se superpose à celui de Dan White et confère à cet affrontement entre progressistes et conservateurs un écho particulièrement actuel.


Source : link

Partager cet article
Repost0

commentaires