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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 18:24
Hellphone (2006) de James Hunt



Résumé Allociné :

Citation:
Skater fan d'AC/DC, en terminale dans un lycée parisien, Sid rêve d'un téléphone portable. Avec lui, il pourra séduire Angie, sublime jeune fille fraîchement débarquée de New York, pendue pour l'instant au bras de Virgile, le playboy de l'école. Mais le téléphone que Sid achète dans cet étrange bazar chinois se révèle avoir d'étranges pouvoirs...
Hellphone a choisi Sid. L'amitié avec Pierre, son ami d'enfance, et l'amour pour Angie sauront-ils résister à la relation passionnelle entre Sid et son téléphone ?





Synopsis effrayant ? Je suis d’accord… Et le début du film n’est pas bien meilleur… Les personnages et leur situation sont amenés d’une manière un peu brutale et caricaturale : le type fan d’AC/DC un peu ringard (comprenez, il n’a pas de portable…) et son meilleur ami (un roux…l’acharnement sur cette population ne prendra visiblement jamais fin What a Face ) contre la bande de beaux mecs à la mode façon LOL et la superbe créature du lycée, dont notre héros est bien entendu fou amoureux mais, pas de bol : il a de la concurrence, et vous aurez deviné laquelle… (eh oui, les beaux mecs dont je viens de parler…). Et n’oublions pas les pimbêches qui escortent toujours la Reine de Saba.
Bref, la présentation des personnages est très critiquable, et à ce point du film, on se dit que c’est mal barré. Heureusement, on a du temps à perdre, des amis qui veulent voir la suite du massacre, et on ne baisse pas les bras… On regarde le temps qu’il reste… le film dure une heure et demie…ce n’est pas insurmontable… Et ça vaut le coup !




Parce que la suite du film s’avère être bien meilleure ! Very Happy Sans jamais devenir une réalisation exceptionnelle, James Hunt a su faire preuve d’originalité dans le choix de ses plans, dans l’enchaînement des péripéties, frisant l’audace avec des situations à la limite du grotesque et de la série Z : ça qu’est bon ! Le film ne se prend pas au sérieux… L’humour avant tout, et pas de l’humour complaisant qui fait rire aux moments attendus mais de l’humour qui surprend.
C’est osé. Même la fin est ridicule, mais c’est voulu et on rit de bon cœur avec James Hunt et ses acteurs. Bon, bien sûr, ça nécessite un peu de laisser-aller, et si on recherche un film purement intellectuel, avec des répliques littéraires et recherchés, ce ne sera peut-être pas le bon film. Mais pour une comédie qui sort un peu des carcans, c’est un bon choix…




Et si je n’ai pas réussi à vous convaincre, quelques extraits de la critique de Critikat…
Concernant les références du film :

Citation:
Bourré de références, son film les exploite avec malice, invitant au passage les trentenaires d’aujourd’hui à un tour de train fantôme au pays des films pop corn de leur jeunesse. Au passage, ils reconnaîtront des clins d’œil très appuyés à Christine (John Carpenter, 1984), Gremlins (Joe Dante, 1984), Retour vers le futur (Robert Zemeckis, 1985) ou encore La Folle Journée de Ferris Bueller (John Hugues, 1986), autant de fantaisies dont le charme tenait en même temps à la capacité à créer du spectacle en détournant des objets ou des mythes populaires et à séduire les plus jeunes autant que leurs parents grâce à plusieurs niveaux de lecture − le plus intéressant restant le commentaire, tantôt corrosif, tantôt désabusé, de l’Amérique reaganienne.



Et sur le choix du téléphone portable comme lampe magique :

Citation:
À son niveau, James Huth relève le défi : à partir d’un objet − le téléphone portable − devenu phénomène sociologique autant qu’accessoire de mode et par extension, symbole très fort d’appartenance à une classe sociale, le réalisateur ne se gêne pas pour tirer sur tout ce qui l’agace.



Source : link

D’ailleurs, James Hunt explique lui-même ses intentions lors de la réalisation du film :

"Le chemin vers la connaissance de soi et la simplicité est essentiel pour devenir un adulte libre et bien dans sa tête. C'est le message que j'avais envie de faire passer aux jeunes, en les faisant marrer plutôt que de leur prendre la tête. D'où cette comédie déjantée. En fait le film est une parabole sur les dangers du paraître."

Une curiosité à voir à l’occasion…

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