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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 11:46




Synopsis :


Famille explosive s’il en est, celle dans laquelle Maggie essaie de se faire sa place ne nous laissera jamais au bout de nos surprises. Idyllique dans la première partie du film, partagée entre les chants des morveux de Cooper et de Mae, le grand repas pris dans le jardin pour fêter la « guérison » de Big Daddy, et l’entente apparemment éternelle de la grand-mère et de sa bru, seuls Maggie et Brick semblent faire mauvaise figure. Brick, terrassé par la mort de son meilleur ami, que l’on pressent être davantage que cela, se réfugie dans l’alcool et rejette violement sa femme. Mais petit à petit, le tableau de la famille soudée se morcelle. Big Daddy fête sans doute son dernier anniversaire et commence la rude bataille pour l’héritage entre ses deux fils et leur famille respective. Alors, les rôles s’inversent, et lorsque les véritables intentions de Cooper et de Mae se révèlent, perfides et cupides, le tableau idyllique se démantèle. Brick et Big Daddy, les seuls à n’avoir pas voulu jouer à ce théâtre des fausses apparences, se retrouvent en tête à tête alors que plus loin, l’orage éclate.
La cupidité punie, seuls les sentiments véridiques trouvent grâce aux yeux de ce film.



Le jeu des acteurs est brillant. Le grotesque n’est éludé à aucun moment du film et rajoute une couche de caustique sur un ensemble déjà très amer.
Si on peut reprocher à Richard Brooks d’avoir évité d’aborder de plein fouet le thème de l’homosexualité pour mieux se concentrer sur les relations qui se nouent au sein de cette famille, et plus spécialement sur la relation père-fils, on ne peut en revanche pas lui reprocher le mauvais traitement de cette thématique, proposant ainsi une vision acide et jubilatoire de la famille et de la bourgeoisie.



L’explication de Richard Brooks quant à son ellipse des principaux thèmes homosexuels présents dans l’œuvre originale de Tennessee Williams :

"J'ai essayé de conserver toutes les intentions (...). Je n'avais pas l'impression que la question de l'homosexualité, latente ou évidente, était indispensable pour l'histoire. De plus, dans un théâtre, vous avez une audience conditionnée, mais si au cinéma vous voyez un homme, à l'écran, qui passe son temps à dire qu'il n'a pas envie de coucher avec Elizabeth Taylor, alors le public commencera à siffler. Ils ne peuvent s'identifier avec le héros parce qu'eux, ils ont envie de coucher avec Elizabeth Taylor. Mais si Paul Newman disait: "Non ma chérie, je pense à Skipper...", la salle éclaterait de rire. Il a fallu que je trouve une dramatisation du refus, non parce que Newman est incapable de l'aimer, mais parce qu'il la considère comme responsable de la mort de Skipper."
Citation:
Après le suicide de son meilleur ami, Brick se réfugie dans l'alcool et s'éloigne de sa femme, Maggie, qu'il soupçonne d'être la cause du drame.

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Published by Colimasson - dans Film
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