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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 14:34



Dans la veine judéo-chrétienne la plus tristement représentée par l’écartèlement du Christ sur sa croix, Le Moine perpétue le bon vieux goût sadique de l’autoflagellation en récupérant par exemple la couronne d’épines, et pousse le mauvais goût au point de faire intervenir les prémisses de la psychiatrie freudienne avec un inceste quasi-œdipien qui ne fait pas dans la dentelle…



Si tous ces éléments mettent du temps avant de se mettre en place, on les voit pourtant venir de loin et le Moine réserve peu de surprises dans son développement. Cette impression de clairvoyance provient peut-être aussi du fait qu’il se passe peu d’évènements et que le rythme, lent pour ne pas dire ennuyeux, laisse tout son temps au spectateur de faire des prévisions sur les actes à venir –s’il n’a pas déjà décroché pour rejoindre le territoire certainement plus joyeux de ses pensées.



Le Moine pourrait malgré tout être célébré pour ses quelques qualités atmosphériques… si la mise en scène, le jeu des acteurs et les quelques paroles proclamées n’étaient pas alourdies par un symbolisme religieux lourd et éculé. Ce film est aussi mortifère que les pires clichés religieux qu’il semble vouloir dénoncer et prétend faire connaître au spectateur areligieux les frissons d’érotisme contenu et d’apitoiement extatique des plus célèbres martyrs. Pas sûre que la conversion soit réussie…

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Published by Colimasson - dans Film
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