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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 16:48






Oubliez le « S » final… Parler du sens de la vis, c’est aborder les questions métaphysiques qui relèvent de la valeur que l’on attribue à son existence. Partant de ce jeu de mot, Jean-Yves Ferri et Manu Larcenet créent deux personnages représentatifs de deux visions du monde différentes –occidentale, orientale. Une fois n’est pas coutume, l’occidental se soumettra à l’oriental comme à son maître spirituel et l’aidera –privilège des temps modernes- à monter ses meubles I-ké-a. Dans quel sens faut-il tourner la vis ? Alors que l’on croit que tout est solidement mis en place, il suffit que deux fesses un peu trop lourdes viennent se poser sur un tabouret fraîchement édifié pour que tout s’écroule. Les apparences sont trompeuses ! La vis tourne, mais elle tourne dans le vide et ne promet rien de solide. Bel exemple choisi par le sage oriental pour enseigner cette leçon : la vis n’est que vacuité.



Pour prouver qu’il a bien assimilé la leçon, le dessinateur occidental soumet ses dessins et autres crayonnés ravageurs au jugement du sage. Une moitié du Sens de la vis est donc consacré à l’exposition et à l’explication de ces dessins volontairement immondes et grossiers, qui rappellent cet humour cher à Manu Larcenet : du grotesque naît l’absurde qui suscite l’étonnement et le rire.



A l’image du message transmis le sage oriental, le premier tome du Sens de la vis se conclut en queue de poisson. La vacuité a trouvé une parfaite illustration qui nous prouve qu’elle n’exclut cependant ni le plaisir, ni le rire.


 

Citation:
I m’a dit vacuité…vacuité ! Alors j’y suis allé… Me cuiter…

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Published by Colimasson - dans Bande dessinée
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