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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 21:12




Résumé Editeur :

Citation:
Les gens honnêtes, ce sont les gens ordinaires qu'on croise tous les jours, ces anonymes apparemment sans histoires qui font face comme ils le peuvent aux épreuves que la vie leur impose. Gibrat et Durieux racontent, avec beaucoup de sensibilité et d'humour, les hauts et les bas de la famille Manche. Grand-père depuis peu, Philippe mène une vie tranquille. Toujours un peu porté sur le Côte du Rhône, il affiche une désinvolture que rien ne semble devoir altérer, pas même le renvoi de son fils Arnaud du lycée – mais qu'à cela ne tienne, il va aller avec lui dans le bordelais, voir ce lycée hôtelier où Arnaud pourrait terminer ses études. Simplement, on n'est jamais à l'abri d'une bonne idée... Celle-ci va surgir, dans un moment d'ennui profond dans le TGV : et s'il montait un salon de coiffure dans le TGV ?




La première partie m’avait déjà semblée un peu difficile à supporter, mais malgré tout, j’ai eu envie de clore la série des Gens Honnêtes en lisant la deuxième partie (d’ailleurs, le seul nom de cette série aurait déjà dû me faire craindre le pire : qui sont les gens honnêtes ? la morale desservie tout au long de ces deux tomes ne s’applique-t-elle qu’à cette catégorie de personnes ? Suspect ) .

Pourquoi vouloir m’infliger tant de mal ? Est-ce par vice masochiste, ou par simple curiosité ? Disons que j’ai eu envie de lire cette bande dessinée comme j’aurais pu choisir de lire n’importe quel autre journal télé qui trainait sur la table…par envie de lire quelque chose qui ne soit pas compliqué, qui ne prenne pas la tête et qui soit lu en un quart d’heure. Et par envie d’achever la lecture d’une série déjà entamée par ailleurs…

A l’issue de la lecture de ce deuxième album, la seule chose que j’espère, c’est qu’il n’y ait pas de suite. Rien de tel n’a encore été annoncé mais je méfie… Cela ne serait pas étonnant car Durieux et Gibrat ne se donnent même pas la peine de relier les histoires des différents albums entre elles : d’un album à l’autre, on retrouve simplement les mêmes personnages, mais les histoires sont complètement indépendantes et n’ont aucun lien entre elles. « Deuxième partie » aurait très bien pu s’intituler sobrement « Tome 2 » pour être plus proche de la réalité.

Mais le problème n’est pas là. Le problème tient dans le propos, tout simplement.
Ca se veut réaliste, avec des évènements dramatiques qui tombent sur le dos des personnages toutes les deux pages, mais les personnages sont des artistes dans l’âme, la mèche au vent, ils réagissent toujours avec anticonformisme, se moquant des lois et des règles, et surmontent cataclysmes et ouragans avec la nonchalance d’un pacha.
Un exemple… Le vioque (je ne sais plus son prénom) n’a plus de travail et plus un sou en poche. Qu’à cela ne tienne ! Il devient coiffeur dans un train de la SNCF, devient célèbre, passe au journal télévisé et en plus de cela, il drague une petite minette de trente ans son ainé et la baise dans un train après deux soirs (il y a des limites au dévergondage quand même).
Le libraire obèse, ami du vioque, fait une crise cardiaque à cause de sa tendance à trop carburer au rouge. Hospitalisé, le vioque lui ramène malgré tout des bouteilles de pinard, parce qu’ils sont cons à l’hôpital de le priver de son seul plaisir…
Je veux bien que l’on nous ponde des histoires poétiques, féériques à la limite, mais démagogues, ça, non, je ne supporte pas, c’est au-dessus de mes forces. Tout sonne faux dans cette bande dessinée. Ce faux air de liberté, ce simulacre de bonheur… Ca se veut optimiste, et c’est déprimant au possible…

D’ailleurs, je vais m’arrêter là avant de pleurer.


Première page de l’album… Ce n’est pas la pire, malheureusement…
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commentaires

Catherine 17/04/2011 15:55


Bonjour Colimasson, je découvre ton blog grâce aux Agents littéraires. J'ai bien aimé ta note de lecture de Mots d'esprits de Damien Khérès ; elle doit être par là dans ton blog, je vais d'ailleurs
un peu remonter les anciens articles.