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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 17:46



Mes premières impressions lorsque j’entends parler de ce livre…
Pour tout dire, pas grand-chose… Il est « sympa », parce qu’il se lit sans déplaisir mais qu’il ne restera certainement pas gravé longtemps dans mes souvenirs des meilleurs livres qui sont passés entre mes mains.

Comme je suis gentille, je commence par certaines qualités indéniables de ce bouquin. A commencer par les descriptions des lieux que je trouve très inventives Razz :

Citation:
Nous habitions Point Dume, une langue de terre qui avançait dans la mer comme un sein dans un film porno, au nord du croissant de la baie de Santa Monica. Point Dume est une sorte de lotissement dépourvu d’éclairage municipal, une excroissance suburbaine chaotique couverte d’un réseau si dense de rues tortueuses et d’impasses que, j’avais beau y habiter depuis vingt ans, je m’y perdais encore dès qu’il pleuvait ou qu’il y avait du brouillard, et j’errais souvent à l’aveuglette dans les rues situées à moins de deux blocs de chez moi.


On trouve aussi des pointes d’humour noir qui enthousiasment au début, et puis, à force de les voir se répéter sans cesse, sans que le fond de leur propos n’évolue réellement, on finit par sourire, puis par passer outre sans même les remarquer encore. Dommage, le soufflé retombe vite :

Citation:
Elle était pourtant adorable, mon Harriet : vingt-cinq ans qu’elle tenait le coup à mes côtés ; elle m’avait donné trois fils et une fille, dont j’aurais joyeusement échangé n’importe lequel, voire les quatre, contre une Porsche neuve, ou même une MG GT ’70.


(Marrant au début, et puis au bout de la 15e lecture du même genre d’opinion, ça commence à devenir un peu lourd quand même non ?)

L’idée du chien comme représentant animal de l’auteur est sympa (encore une fois j’utilise ce mot pour marquer le peu d’enthousiasme ou de déception que m’a procuré ce livre). L’idée donne lieu à des passages mémorables :

Citation:
Il était un chien, pas un homme, un simple animal qui en temps voulu deviendrait mon ami, emplirait mon esprit de fierté, de drôlerie et d’absurdités. Il était plus proche de Dieu que je ne le serais jamais, il ne savait ni lire ni écrire, et cela aussi était une bonne chose. C’était un misfit et j’étais un misfit. J’allais me battre et perdre ; lui se battrait et gagnerait. Les grands danois hautains, les bergers allemands arrogants, il leur flanquerait une bonne dérouillée, il en profiterait même pour les baiser, et moi je prendrai mon pied.


Et tout le reste du livre suit le schéma évoqué par ce passage… Stupide prend de l’ampleur dans le foyer, triomphe des autres toutous du voisinage, pendant que Henry se traîne la patte dans son foyer en désintégration, de plus en plus seul et perdu (la fin est assez tragique et pas décevante, comme beaucoup le trouvent pourtant).


Spoiler:
 


Isidore Ducasse a écrit:
Au final, j'ai aimé. L'idée de centrer le livre sur un animal, à mon avis, rehausse bien cette sensation sous-latente de vide dans la vie du personnage, son manque, sa douleur d'être passé à côté de quelque chose. Quand on préfère son chien à ses enfants, c'est qu'il y a un problème. Le personnage n'est pas réellement attachant, mais on le comprend facilement, et il est tout de même touchant.


N’empêche, c’est vrai qu’il n’avait pas une vie facile ce pauvre Henry… Mais si c’est pour notre plaisir ! dentsblanches

Et enfin, une phrase culte pour conclure :

Citation:
L’herbe élargit la conscience des cerveaux ratatinés. Tu en as besoin parce que tu es un crétin.

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Published by Colimasson - dans Livre
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