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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 18:56


Monsters (2010) de Ken Dahl

http://www.printmag.com/CMSAssets/Blog/spx/kendahl-monsterscover.gif



Résumé :

Citation: 

Imaginez ne plus jamais pouvoir embrasser quelqu’un sur les lèvres. Que vous ne pouviez plus jamais embrasser vos enfants, sortir avec quelqu’un dans une soirée, partager de la nourriture, faire une pipe, partager un joint entre collègues, emprunter une brosse à dent, ou cracher dans le café de votre patron sans transmettre une maladie horrible et incurable ?



Sympa la BD…
Lorsque je la lisais, je l’avais déposée sur une étagère de ma chambre et une infirmière qui passait par là (un peu trop curieuse l’infirmière…) l’a chopé, a lu le résumé et m’a demandé d’un air hargneux : « Vous avez de l’herpès ou bien ? ».
Si je n’avais pas lu cette BD, j’aurais été tentée de répondre non, mais après l’avoir lue et après avoir appris que 75% de la population l’avait, sans forcément la développer (un peu comme avec la varicelle), je ne peux rien assurer…

Mais qui est donc Ken Dahl ? Dans le livre, on trouve ce pseudo-passage biographique :

Citation:

Ken Dahl est Gabby Schulz, un auteur vieillissant qui est né et a grandi à Honolulu, Hawaï. Il aime bien vivre, être libre et parler d’autres choses que de l’herpès pour changer.



Dans les premières pages, alors qu’il est encore pur comme un bébé, la vie est facile, légère… Pas besoin de se poser de questions sur la pratique de l’amour et de la sexualité, ça coule de source, et ceux qui développent des MST sont de sales dégueulasses.
Jusqu’à ce qu’on lui annonce qu’il a de l’herpès…
Cette maladie va briser son couple, bouleverser sa vie quotidienne et ses relations avec les autres. Sa vie ne tourne plus qu’autour de l’herpès : comment s’en protéger par l’alimentation (pas trop d’arginine mais beaucoup de lysine), éviter que le travail ne le stresse trop, essayer toutes sortes de produits miracles…

« Avant d’avoir de l’herpès, je ne m’étais pas rendu compte à quel point le sexe était sale et dangereux. Toute ma vie j’ai pensé que le sexe était juste fun… Une simple et saine montée de désir… Comme le ping-pong ou manger des glaces… Maintenant, je connais la vérité : le sexe est une pulsion animale aveugle et tragique. Qu’est-ce que le sexe sinon une réaction chimique qui nous trompe et nous fait croire que 5 minutes de ruades et d’échanges de fluides valent une vie de souffrance et de regrets ? »

Au milieu du livre, on trouve même quelques dizaines de pages wikipédiesques qui s’incrustent comme un intermède dans l’histoire pour mieux nous faire comprendre les enjeux et les modes de transmission de la maladie. On sent l’explication bien renseignée vu les références bibliographiques exposées à la fin du livre.

« Herpès est le nom commun pour l’HERPES SIMPLEX VIRUS (HSV). Incurable, il est généralement non mortel et vous l’avez probablement déjà. Environ 75% des adultes américains sont infectés par le HSV. »

Et puis l’histoire repart, reprend ses pérégrinations là où on les avait laissées pour un final… ultra sarcastique !

Comme certains parlent des livres mieux que moi, voici un avis trouvé sur le site ActuaBD que je cautionne tout à fait :

Citation:

Monsters dépasse d’ailleurs l’aspect de la maladie pour juger nos habitudes sociales autour de ce simple mais terrible handicap. On se rend alors compte de tout ce qu’on fait habituellement, sans se rendre compte des germes que l’on s’échange. C’est donc notre vie en communauté qui est passée au crible, avec un résultat détonnant et interpellant.



Source : link

Et pour l’aperçu…

 

http://www.actuabd.com/IMG/jpg/Monsters_1.jpg

 

http://www.actuabd.com/IMG/jpg/Monsters_2.jpg

 

http://www.actuabd.com/IMG/jpg/Monsters_3.jpg

 

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Published by colimasson - dans Bande dessinée
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