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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 18:33




Résumé :
Citation:
Helen traverse une passe douloureuse de son existence. Elle rencontre Bobby et s'éprend de lui, un jeune drogué qui lui redonne un goût de la vie qu'elle ne possédait plus. Mais Needle Park, haut lieu du trafic de drogue new-yorkais, n'engendre que détresse ou désespoir...


Panique à Needle Park est un film assez austère, à la limite du documentaire. Pas de musique venant accompagner les scènes, juste le fond sonore des bruits de New-York qui recouvre les personnages et semble les prendre au piège en même temps que la drogue qu’ils s’injectent dans les veines.

Ce film retrace l’évolution du couple formé par Helen et Bobby sous la pression exercée par l’héroïne. Lorsqu’il y a abondance de substance, les voilà transportés de joie et leur amour semble infini. Mais qu’ils atteignent l’overdose, les crises et l’impuissance qui lui sont liées, ou le manque d’héroïne, et voilà que leur couple vacille, soumis au joug de l’héroïne.



Certaines scènes sont marquantes. Les longs plans focalisés sur les veines des personnages, maltraitées par les injections répétées, sont intolérables. La mort du petit chien d’Helen, censé symboliser un nouveau départ dans la vie qu’elle mène avec Bobby, bien que ridicule, se teinte d’un tragique insoupçonné. Lorsqu’Helen et Bobby s’avouent leur amour, il ne viendrait à aucun moment l’idée de douter de leur sincérité. On en oublierait presque qu’il s’agit d’un film, d’une fiction, tant elle paraît coller à la réalité.

Le seul reproche que je peux adresser à ce film découle tout naturellement de ce qui constitue, d’un autre côté, son principal intérêt : toute la réalité qui émane de cette fiction est telle qu’elle ne peut éviter, à certains moments, de ressentir de l’ennui : ennui des personnages qui ne savent pas quelle direction donner à leur vie, ennui des personnages confrontés à une solitude écrasante lorsqu’ils se rendent compte que l’héroïne est leur seule amie. A la limite, cette remarque n’est peut-être même pas un reproche car je pense que cette sensation d’ennui a été clairement recherchée par Schatzberg. Il y est parvenu, et peut-être vaut-il mieux l’en féliciter que de se désoler de n’avoir pas affaire à un film qui ne distille que des bons sentiments.



Pour terminer, je citerai quelques extraits de Wikipédia qui éclairent sur le nom du film :

Citation:
La panique (panic en anglais) désigne dans l'argot employé par les protagonistes la pénurie et la crise suivant une saisie de drogues.


Citation:
Needle Park (Needle signifie aiguille, comme celle d'une seringue, en anglais) est le surnom que donnent les protagonistes au Sherman Square où ils se fournissent en drogue auprès des dealers.


Source : link

Et des passages d’une critique postée sur Critikat :

Citation:
[…]quant au travail sur le son, il est novateur à l’époque : totalement dénué de musique, Panique à Needle Park est également un film où les bruits de la ville de New York, dans lequel le film est tourné comme à l’arraché, ont leur vie à part entière, couvrant parfois les dialogues, assourdissant le spectateur, comme pour mieux souligner la détresse inhérente à la vie urbaine.


Citation:
L’amour de Helen et Bobby, emporté par une passion trop forte, trahi par la drogue, redevient une lueur d’espoir dans la scène finale, où les deux héros partent ensemble vers leur avenir incertain. C’était l’entre-deux générations : le peace and love optimiste et "opiumisé" des hippies avait laissé place au désespoir morbide des incompris du Viêt-Nam, mais la mort, la vraie, accompagnée de son compagnon de destruction, le SIDA, ne faisait encore que rôder.


Source : link
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