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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 09:32



Synopsis:

Après le décès de son père pendant la Seconde Guerre mondiale, Pink est élevé par une mère tyrannique. Devenu rock star, il mène une vie tourmentée et s'enferme sur lui-même dans sa chambre d'hôtel. Peu à peu, il sombre dans la drogue tandis que la folie commence à s'emparer de lui.



Mise en images de l’album concept The Wall de Pink Floyd, le film d’Alan Parker confère une autre dimension à l’histoire de Pink, musicien célèbre qui devient fou à cause de l’influence néfaste que les autres exercent sur lui.




Pink, personnage dans lequel Rogers Waters a investi une grande partie de son propre passé et de sa personnalité, a grandi en survivant à son père, mort au combat, à sa mère, castratrice et dévoreuse de joie, à ses instituteurs, époux brimés qui déversent leur frustration sur les enfants, et à sa femme, qui s’est détournée de lui pour un homme qui saurait lui consacrer du temps.
Dans un besoin de reconnaissance, dans la volonté d’unir et d’être uni, il s’imagine sur scène (à moins que ce ne soit la réalité ?), devant un parterre d’admirateurs prêts à damner leur âme pour l’écouter. Mais dans sa folie noire, Pink s’imagine en dictateur, provocations nazies et marches militaires délivrées en même temps que sa propagande dépressive. Une vision bien glauque de la musique et du rapport des musiciens avec leurs auditeurs, que l’on retrouve d’ailleurs dans certains propos de Rogers Waters :

« Peut-être que l'entraînement à voir les choses d'un point de vue architectural m'a aidé à visualiser mes sentiments d'aliénation par rapport au public rock. Ceci fut le point de départ pour The Wall. Le fait qu'il incarna par la suite un récit auto-biographique était d'un certain point de vue secondaire par rapport au gros de la chose qui fut un constat, très théâtral, disant : « Tout ça n'est pas merdique ? Je suis là sur scène pendant que vous êtes tous là en bas et c'est pas horrible ? Qu'est-ce qu'on est en train de foutre là ? » »


— Roger Waters, Wikipédia English, juin 1987.



Les dialogues incorporés au film sont rares. Alan Parker a fait relevé le défi i d’illustrer l’histoire de Pink en utilisant seulement les chansons de l’album The Wall. Le pari était risqué, mais le résultat est éblouissant. Les chansons, adaptées aux scènes tantôt lumineuses d’une enfance enjolivée, tantôt obscures d’un présent sans saveur, s’enrichissent d’une densité qui apportera encore davantage d’intérêt à l’album des Pink Floyd. D’autres scènes en dessin animé, réalisées par le caricaturiste Gerald Scarfe, brillent d’ingéniosité et, dans un style psychédélique parfaitement adapté aux Pink Floyd, rapportent les scènes fantasmées par un personnage qui s’enfonce de plus en plus dans la schizophrénie.






The trial par Gerald Scarfe



Si vous ne savez pas ce que veut désigner ce « mur » qui donne son nom à l’album le plus respecté des Pink Floyd, ce film vous l’apprendra et confèrera au groupe encore un peu plus de grandeur qu’il n’en avait déjà.
Pink Floyd, the Wall réussit parfaitement à transmettre tout l’amour et le respect d’un homme (Alan Parker) pour les créations musicales d’un groupe, et plus encore, de celui qui en fut l’une des pièces motrices (Rogers Waters).




Un film qui se regarde dans son intégralité pour l’histoire, mais dont chacune des scènes peut être (re)visionnée indépendamment pour le plaisir.

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Published by Colimasson - dans Film
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