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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 15:19



Vie courte mais bien remplie, il y a de quoi faire une biographie de la vie de Boris Vian. Vie bien remplie et d’ailleurs un peu trop pour que 70 pages de bande dessinée suffisent à en retracer les grandes lignes de manière efficace.



Sur ce petit nombre de pages, toute la vie de Boris Vian est évoquée, depuis son enfance dans le Cotentin jusqu’à l’appartement des gardiens de Ville d’Avray, depuis ses études d’ingénieur et ses premiers travaux alimentaires à ses premiers contacts avec la musique et le jazz en particulier, évoquant également ses amours, la guerre et la maladie. Les personnages les plus marquants qui ont gravité autour de Boris Vian ne sont pas oubliés et on retrouve Jacques Prévert, Raymond Queneau, Jean-Paul Sartre, Juliette Gréco ou encore Simone de Beauvoir.


Rien ne semble donc avoir été omis des évènements marquants de l’existence de Boris Vian, mais à quel prix ? Tous sont évoqués en moins d’une page, comme s’il s’agissait de caser le plus grand nombre d’anecdotes en un nombre de pages minimum. La narration n’est pas linéaire et se constitue de nombreux flashbacks mais cette caractéristique, qui aurait pu faire la grande qualité de cette biographie dessinée, ici conjuguée à un survol en éclair des étapes de la vie de Boris Vian, devient rapidement un frein supplémentaire à la bonne compréhension des rouages qui ont amené Boris Vian à s’accomplir. Impossible de plonger dans cette bande dessinée sans avoir une connaissance préalable des moments marquants de son existence, sous peine de provoquer une surcharge cérébrale qui dégoûterait du personnage bien plus qu’elle ne donnerait envie de s’y intéresser (ce qui serait bien dommage).



Heureusement, la personnalité de Boris Vian est bien évoqué. Loin de l’image de trublion qu’il serait facile de lui donner, Hervé Bourhis le dépeint dans toute sa grandeur d’homme, évoquant ses craintes et ses doutes lors de ses premiers amours ou de son entretien d’embauche en tant qu’ingénieur, et la fatigue physique et morale engendrée par sa maladie.
Plongés en un éclair dans le monde de Boris Vian, nous traversons son existence en un coup de vent et tout est déjà fini. A la manière du bref passage qu’il fit sur Terre, la lecture de sa biographie dessinée se dévore en un instant et nous laisse seulement le regret de ce qui aurait pu être abordé de manière plus approfondie.



- J’en ai mal au poignet à force d’écrire toute la journée.
- Veux-tu que je te masse le bras ?
- Tu ne veux pas qu’on fasse l’amour plutôt ?
- Vous n’y pensez pas, Monsieur Vian, et votre cœur ?
- Mon cœur, je l’emmerde.

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Published by Colimasson - dans Bande dessinée
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commentaires

GiZeus 03/02/2012 11:18

Je tombe par hasard sur ce blog et direct je vois une BD biographique sur Boris Vian, alors que je viens de finir un de ses bouquins. Moi qui comptais m'intéresser un peu plus à cet auteur je suis
content de voir les ouvrages de qualité (ou pas).

Colimasson 03/02/2012 16:50



Ca pourrait être une bonne occasion d'enchaîner avec cette BD et d'en apprendre un peu plus ! Quel bouquin viens-tu de terminer ?