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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 09:38




Synopsis :

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En 1977, dans une province de la bourgeoisie française, Suzanne Pujol est l'épouse popote et soumise d'un riche industriel Robert Pujol. Il dirige son usine de parapluies d'une main de fer et s'avère aussi désagréable et despote avec ses ouvriers qu'avec ses enfants et sa femme, qu'il prend pour une potiche. À la suite d'une grève et d'une séquestration de son mari, Suzanne se retrouve à la direction de l'usine et se révèle à la surprise générale une femme de tête et d'action. Mais lorsque Robert rentre d'une cure de repos en pleine forme, tout se complique…



La bande-annonce ne trompe pas : Potiche, ca va être du kitsch ! Et en effet, pour ça, je n’ai pas été déçue. Tout sent s’emphase, l’exagération, aussi bien au niveau des décors et des costumes (les horribles roses robes à froufrous de notre Potiche de service) qu’au niveau du jeu des acteurs, avec leur manière de balancer leurs répliques et leur façon de se comporter très caricaturale. L’esprit théâtral du scénario a bien été respecté. Un peu gênée par cet aspect au début, je m’y suis ensuite habituée rapidement. Il faut accepter de se laisser séduire par le jeu plutôt grotesque des acteurs et regarder le film avec un peu de recul, comme François Ozon avait certainement prévu que ses spectateurs le feraient.




Au niveau du contenu du film, il délivre en effet un message à la teneur plutôt féministe, même si ce côté n’est pas poussé jusqu’à l’extrême (Suzanne restera toujours une Pujol, et sa fille ne quittera finalement pas son mari vagabond). Le plaisir d’une revanche féministe reste quand même présent lorsque Suzanne triomphe des revanches syndicalistes des employés de l’usine de son mari et lorsqu’elle révèle peu à peu sa vie de jeune femme fatale, terrassant du même coup les braves Robert et Babin. Bien désarmés les mâles virils et fiers de leur petite potiche, lorsqu’ils découvrent finalement que celle-ci a fait tourner la tête de toute une ribambelle d’autres avant eux !


Potiche, une comédie ? Je n’en suis pas sûre. Une comédie très acide et grinçante alors… Certaines situations prêtent à rire, bien sûr, mais on ne rit jamais avec les personnages, mais toujours à leurs dépens… Pas sûre que l’on puisse appeler ça de la franche rigolade, mais c’est cet aspect-là qui donne toute sa saveur au dernier film de François Ozon : une comédie pas complaisante et qui sait mener son spectateur du rire à la compassion sincère.

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Published by Colimasson - dans Film
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