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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 15:42




Le cinquième épisode des aventures du Sieur Calbuth arrive et ses lecteurs ne sont pas loin de le taxer de misogynie…en tout cas ceux qui connaîtraient mal notre vieux retraité de Ronchin. En effet qui, parmi ses habitués, oserait prononcer pareille infamie à son égard ? Si Raymond en fait voir aux femmes, dont la multitude est représentée et sublimée à travers la divine Monique, il ne le fait pas sciemment mais par simple respect de traditions ancestrales et par forts relents de machisme. Monique à la vaisselle carbure pendant que Monsieur se prélasse dans le fauteuil du salon ; à la bonne femme les tâches ingrates du foyer tandis que l’homme, vaillant héros, convole de gloire en succès ; à la ménagère l’ignorance crasse des petites chèvres, au grand cerveau la science infuse sur les questions concernant l’Univers, la politique et les populations extraterrestres.



Monique ne se plaint pas de ce second rôle qu’on lui attribue comme un trophée déjà bien mérité. Coup sur coup, elle endosse toutes les humiliations les plus innocentes sans broncher. Il y a anguille sous roche… Monique mérite-t-elle vraiment le sort qui lui incombe ? A moins que son endurance ne recèle des motivations plus obscures…

Le cinquième épisode des aventures de Raymond Calbuth tentera de nous éclairer sur ce point. Les premiers indices sont révélés au lecteur à travers la symbolique propre aux allégories… Essayez d’assigner son rôle à Raymond et à Calbuth dans ces légendes éloquentes : « Le Démon et l’Impatience stigmatisant la Paresse », « Le Vice s’abattant sur l’Innocence qui recoud tranquillement un ourlet de pyjama », « le Désespoir expliquant à l’Innocence qu’elle n’a plus qu’à ouvrir une boîte, à cause du démon de la poêle qui attache »… Monique s’élève clairement aux côtés du Bien, tandis que Raymond semble mener une lutte de tous les instants pour ne pas sombrer dans la face obscure de l’existence… Pas besoin de baratiner davantage du côté de la symbolique : le lecteur comprend, tout comme Raymond, que Monique n’est pas humaine. Mais alors… d’où vient-elle ? Quel est son rôle exact ? Et pour quelle raison a-t-elle mis le grappin sur Raymond ?





Jamais remise en question de la place de la femme dans un couple n’aura flirté à ce point avec les délires imaginatifs de la science-fiction. De gentiment fous, le couple Raymond-Monique semble tendre désormais vers la grande psychose paranoïaque ! Frappés, oui, mais frappés à leur façon : on ne peut pas se tromper !

Citation:
- Moi, je pars par là, et toi par là… On fait le tour du pâté de maison, chacun dans son sens et on se retrouve de l’autre côté.
- Ben oui, mais comment on voit qui a gagné ?
- Eh bien, c’est le premier qui croise l’autre… Logique, non ?


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Published by Colimasson - dans Bande dessinée
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