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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 14:51






Première visualisation du film : Echec partiel, décrochage en début de route –c’est-à-dire au bout de dix minutes alors que le film en compte environ 170- et seul sursaut de conscience provoqué lors de l’apparition totalement gratuite d’un humanoïde rétréci.


Mais il paraît que le Solaris de Tarkosvski est le 2001, l’Odyssée de l’Espace de Kubrick… Et comme ce dernier figure dans les hauts rangs de mes films cultes, je ne peux m’empêcher de craindre d’avoir été négligente et d’avoir raté une merveille.




Un petit tour par les compléments du film, parmi lesquels figure une interview de l’actrice principale Natalya Bondarchuk, m’apprend que les longueurs inépuisables mais épuisantes du film résultent davantage d’un contexte politique que d’une véritable volonté du réalisateur. Le Tarkovski profond ne s’étale pas dans de longues scènes de conduite sur autoroute –par exemple- mais se dissimule dans de brefs passages, peut-être dans des dialogues qui ne durent jamais très longtemps, sauf lorsqu’il s’agit du procès rébarbatif de début de film.

Deuxième visualisation du film : Rien n’y fait, la solaristique de Tarkovski n’égale pas l’odyssée de Kubrick. Les faux-semblants ont peut-être trop bien réussi à voiler le véritable intérêt d’une histoire qu’il faudrait peut-être mieux lire que regarder… Les interrogations existentielles propres à l’être humain passent au second plan, rabrouées par une histoire d’amour qui dévore tout le reste et qui fait perdre une grande partie de la dimension morale et éthique du film.

On ne peut pas pardonner de telles longueurs lorsqu’en plus d’être ennuyeuses, elles nous ôtent tout espoir d’accéder à des promesses de réflexions qu’on avait imaginées somptueuses et hantées par la mélancolie.

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Published by Colimasson - dans Film
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