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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 09:08




Synopsis :

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L'histoire se déroule dans le Londres du 19e siècle. Sweeney Todd est un barbier de retour dans la capitale anglaise. Évadé de prison, il a perdu la trace de sa femme et sa fille qui ont été enlevées par le juge Turpin, celui là même qui l'a fait emprisonner. Il retrouve madame Lovett, une cuisinière qui fabrique des tartes à la boulette de viande. Secrètement amoureuse de lui, elle a entretenu l'échoppe du barbier. Ensemble ils ouvrent un commerce macabre : Il tranche la gorge de ses clients, elle accommode les corps dans ses tartes à viande. Sweeney Todd retrouve la trace de sa fille. Il organise sa vengeance sur le juge Turpin et le tue avant de mourir lui-même au moment de retrouver sa femme devenue folle. Sa fille survit au carnage. Pour l'épilogue, la foule arrive sur les lieux du crime pour chanter que le monde est rempli de Sweeney Todd en quête de vengeance.


Après un premier visionnage au cinéma en 2007, je suis revenue récemment sur ce film que j’avais un peu oublié avec le temps, mais qui m’avait laissé une impression agréable que j’avais envie de retrouver… Et je dois bien l’avouer, malgré certains défauts un peu dérangeants, le charme fait toujours effet…


Parmi les défauts donc, puisque j’aime bien commencer en parlant des choses qui fâchent, il y a celui inhérent aux comédies musicales : les chansons. Si toutes ne sont pas horripilantes (heureusement d’ailleurs car il y en a quand même beaucoup), celles qui le sont ne font pas dans la demi-mesure et ont provoqué chez moi de vrais frissons de dégoût. Ca tombe bien, il s’agit d’un film noir et sombre, mais ce qui est étonnant, c’est que ces affreuses chansons sont censées être les plus douces et les plus tendres du film… celles, intolérables, qui font chanter la jeune Johanna de sa voix cristalline, à donner envie de l’étrangler ! Celles qui font chanter son amant éploré ne sont pas meilleures non plus. Quant aux autres, si certaines ont des sonorités plutôt amusantes, elles ne transcendent pas non plus. Je retiendrais seulement la meilleure : celle qui ouvre le film lorsque Sweeney Todd redécouvre Londres…



A part cela, ce film m’a ravie en tous points. L’ambiance glauque, grise et morose est un régal. Evidemment, on peut reprocher à Tim Burton d’en faire un peu trop, mais on sait que l’on regarde un film, un spectacle, et le trop n’est pas dérangeant, il fait partie du jeu.
Les motifs qui animent les personnages sont aussi clairement définis et donnent un véritable intérêt dramatique à l’histoire. La haine et les envies de vengeance de Sweeney Todd sont crédibles. On croit à sa désillusion et comme lui, le rêve de Madame Lovett d’une vie en bord de plage nous semble complètement dérisoire. Les personnages sont liés entre eux dans un fil inextricable d’intérêts et de conflits qui donnent au film une puissance qui le porte du début jusqu’à la fin –fin d’un pessimisme d’ailleurs total.



Plaisir pour les yeux, plaisir pour le cœur, ce deuxième visionnage de Sweeney Todd m’aura définitivement convaincue. Quitte à me boucher les oreilles lors des quelques chansons d’amour qui viennent gâcher le film Razz

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