Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 14:21






Les Tales of error nous font rapidement glisser de l’erreur à l’horreur sans dire un mot. En quelques pages succinctes et concises à la manière de nouvelles littéraires –les mots en moins, les images en plus-, Thomas Ott marque l’esprit de son lecteur d’une manière aussi incisive que la technique de la carte à gratter, qu’il utilise pour réaliser ses planches. La couleur par défaut est le noir, le blanc semblant ne venir s’inscrire par-dessus ce fond que par contrainte. Le dévoilement de l’image se fait par la lumière. Thomas Ott procède comme un sculpteur qui extrait peu à peu son dessin d’un bloc massif d’obscurité.





L’horreur ne va pas sans s’accompagner d’une dose de jubilation non négligeable. Le rire parvient à se frayer un chemin derrière la cruauté, la stupidité, la folie ou la cupidité des personnages de ces contes. L’amour en prend pour son grade (« Honeymoon », « 10 ways to kill your husband »), aussi bien que l’ambition (« The Hero »), la superficialité (« A wrinkled Tragedy ») ou la guerre (« Headbanger, a fucking war story »). Parfois, les personnages ne sont même pas à l’abri d’eux-mêmes et d’une trahison qu’ils effectuent à l’encontre de leur propre personne (« Clean up ! »). Le tout se déroule dans un silence religieux où l’on prie pour le déchaînement des malversations. La force des contes proposée par Thomas Ott s’exprime de son plein gré, à condition que le lecteur accepte de contribuer au jeu macabre qui se déroule sous ses yeux.




Citation:
- Darling, sometimes I think you only love my money !
10 ways to KILL YOUR HUSBAND




Partager cet article

Repost 0
Published by Colimasson - dans Bande dessinée
commenter cet article

commentaires

Mo 12/12/2012 09:22

Je ne savais pas par où poursuivre ma découverte de T.Ott. Du coup, je vais suivre tes conseils et m'orienter vers cet album

Colimasson 13/12/2012 08:53



Très bonne idée ! Il est vraiment succulent !