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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 18:35






Moins de découvertes dans ce troisième volume de Thermae Romae… Alors que les voyages dans le temps s’enchaînaient à un rythme frénétique dans les épisodes précédents, Mari Yamazaki décide de ralentir la cadence pour mieux développer chacun des chapitres. Ce qui ne change pas, en revanche, c’est la pugnacité de Lucius, que l’on retrouve toujours aussi dévoué aux ordres de l’Empereur, obéissant au point de mettre en danger la pérennité de ses jours.


Sous l’ordre des commanditaires d’un complot malfaisant, Lucius part en pleine campagne, croyant répondre à la volonté de l’Empereur qui lui aurait demandé de bâtir une nouvelle ville thermale. Sa route ne manque pas de croiser celle de Barbares aussi rustres, sales et brigands que lui se montre civilisé, manucuré et honnête. Lucius montre ici les premiers signes d’une obsession thermale qui vire à la folie lorsqu’il croit pouvoir transformer ces barbares en de dociles petits employés des bains après leur avoir démontré les vertus de la trempette… et ça marche ! car Mari Yamazaki, qui contrôle la destinée de Lucius, est aussi toquée que lui des thermes et croit fermement à une possibilité de rédemption par les bains. Adoucissement des mœurs, détente conviviale, développement d’un marché de services… la civilisation ne demande qu’à jaillir des sources d’eau chaude !





Lucius continue à développer ses équipements et villes thermales en se nourrissant des découvertes glanées çà et là dans le Japon des années 70. Comment incliner la population à passer plus de temps aux thermes ? En développant des services parallèles : magasin de bibelots et de souvenirs, auberges, parcs de jeux… Pour un peu, on se prendrait là une belle leçon de marketing, le tout interprété à la sauce antique. Ou lorsque les horribles peluches japonaises deviennent des effigies de figures divines…


Ce troisième volume introduit un peu de nouveauté en permettant pour une fois à Lucius de promulguer ses conseils et services aux Japonais. Il entrera en effet en contact avec un employé des bains publics chargé d’aménager des termes dans le bon goût supposé régner à Rome à l’époque de l’Antiquité… occasion pour Lucius d’éradiquer les préjugés en vogue de l’époque contemporaine, et d’assurer la renommée du petit employé modeste qu’il aura pris sous son aile…






Avec le ralentissement de la cadence des voyages temporels, Mari Yamazaki semble vouloir s’attarder davantage sur les rapports qu’il serait possible d’établir entre la Rome antique et le Japon moderne. Bien sûr, les thermes gravitent encore comme figure centrale, mais ne constituent plus l’unique source de motivation de Lucius dans ses découvertes d’un autre temps et d’un autre monde. Peut-être lui permettront-ils alors d’élargir ses perspectives au-delà de ce qu’il aurait pu imaginer…



Quelques découvertes culinaires à la façon "Gourmet solitaire"




Mari Yamazaki a écrit:
Chicago, la ville des gangs, du blues et d’Obama. C’est une grande ville, la vie peut y être amusante, certes… Mais de mes fenêtres, tout ce que je vois, ce sont des gratte-ciel qui sentent le « business » à plein nez, ce qui a le don de me faire suffoquer. Tous les jours, dans l’immeuble juste en face du mien, à la même hauteur que mon appartement, je vois des Américains en quête d’équilibre entre leur corps et leur esprit venir dès cinq heures du matin s’adonner frénétiquement à diverses activités sportives. Lorsque je suis face à ce spectacle, je me sens comme écrasée, avec en plus l’impression que ce poids ne quittera plus jamais mes épaules.


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Published by Colimasson - dans Bande dessinée
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