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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 14:01
 

Qui aurait attendu de se convertir au végétarisme en voyant la publication d’un livre vraiment épatant consacré à ce mode de cuisine aurait dû attendre longtemps si Cléa, créatrice du blog « Cléa Cuisine », ne s’était pas lancée avec Veggie – Je sais cuisiner végétarien : un kilo de papier pour un nombre approximatif de 500 recettes. De quoi cuisiner et manger végétarien jusqu’à plus faim.


Malgré une couverture kitsch sur laquelle Cléa pédale à bicyclette au milieu de vallées de choux romanesco, de mâche et de raisins, où les épis de blés figurent les éoliennes d’un monde durable, son livre n’a rien d’un manuel de rigolade destiné à ceux qui voudraient rabaisser le végétarisme à l’un de ces trois préjugés : austérité, marginalité, bourgeoisie. Cléa s’accompagne du docteur Bernard-Pellet pour broder une introduction développée sur les principes nutritionnels à mettre en application dans le cadre d’un régime végétarien. On apprendra entre autres que si les protéines, le fer et le calcium sont de faux problèmes, les végétariens feraient bien de surveiller leurs apports en vitamine B12 et en vitamine D –et ensuite roule santé ! L’introduction se gonfle également d’annexes intéressantes ciblant les ingrédients méconnus à privilégier pour faciliter la transition d’un régime omnivore à un régime végétarien, les modes de cuissons ou les modes de conservation conseillés.


Et pour la cuisine… ne manque plus qu’à tourner les pages pour étudier les 500 recettes proposées. Ici nous ne risquons de prendre qu’un seul risque : nous retrouver dépassés par la densité de l’ouvrage. Pourtant, Cléa a pris soin de découper le livre et de regrouper les recettes en plusieurs catégories. Officiellement, il y a les recettes pour le brunch et le petit-déjeuner (mueslis, crème Budwig, brioches…), les assiettes complètes réalisées en fonction des saisons (carpaccio de navets nouveaux, salade estivale, tarte fine au céleri et roquefort,), de certains besoins nutritionnels spécifiques (soupe miso aux algues et au tofu), permettant de recycler des ingrédients de fonds de placard (miniclafoutis au maïs, gnocchis de polenta) ou reposant sur des ingrédients particuliers (far au tofu fumé), les plats uniques qui demandent un minimum de temps (gratin de choux-raves au tofu fumé, soupe de lentilles corail au potimarron, lasagnes aux poireaux et fromage de chèvre), les repas informels originaux pour les apéros, les pique-nique, les buffets, les tapas, les burgers ou les sandwichs, les repas pour les enfants (boulettes de coquillettes, gratin de boulgour aux courgettes), les repas exotiques (nems au potimarron et au tofu, couscous de légumes aux dattes) et les desserts qui accompagneront le tout. Et officieusement, il y a les recettes ultrasimples (salades composées de multiples ingrédients), les recettes qui demandent de mettre la main à la pâte (boulettes de légumineuses, biscuits sablés…), les recettes sans cuisson (smoothies, pâtes à tartiner, soupes froides, tiramisus…), les recettes de tartines, les recettes plus élaborées (feuilletés aux champignons, chaussons aux légumes…), les recettes avec un appareil salé ou sucré (quiche lorraine détournée, fondants de brebis aux poires, gâteau au kéfir…) et les recettes de fête (pop-corn maison, galette des Rois, bûche de Noël…).







Mine de rien, on apprendra de nombreuses techniques de réalisations végétariennes voire végétaliennes. Cléa se distingue de la plupart des autres livres de cuisine végétarienne en ne proposant pas un changement radical d’alimentation culturelle ; au contraire, elle s’adapte au mieux pour retrouver les recettes classiques du régime omnivore et éliminer la possibilité de justifier son éventuelle réfraction au régime végétarien par son goût immodéré pour la cuisine traditionnelle à base de viande et de poisson. Ainsi, la bonne vieille blanquette de veau sera remplacée par une blanquette de seitan aux légumes oubliés ; et on découvrira aussi le chili sin carne, la brandade de haricots blancs au fenouil ou un roulé de lentilles vertes du Puy. En pâtisserie, la crème pâtissière dévoile son option végétale à base de lait de riz, d’agar-agar, de purée d’amande blanche et de sirop d’agave ; la mousse au chocolat se réalise à partir de tofu soyeux ; les pots de crème ne demandent pas une heure de cuisson ; et on réalisera, de manière générale, que la pâtisserie végétale demande beaucoup moins de temps, d’énergie et de concentration que la pâtisserie « animale ».


Qu’il s’agisse d’avoir envie de trouver une base stable sur laquelle faire reposer un régime végétarien ou qu’il s’agisse de découvrir une nouvelle manière de cuisiner, qu’il s’agisse de faire des économies ou de gérer moins de denrées facilement périssables, ce livre est un trésor qui ne pèse qu’un kilo. Mon seul regret ? devoir rendre à la bibliothèque ce livre indispensable…




Vous êtes adepte du plateau-télé prêt en 10 minutes les soirs de pas le temps ? Appelez ça des tapas, vous verrez, ça remonte le moral !





Le koulibiac veggie :


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Un buffet végétarien :


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Un cheese-cake végétalien sans cuisson :


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Plat complet autour d'une soupe :


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Recette pour lait d'avoine maison :


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Tarte aux prunes au fromage de chèvre et spéculoos :


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Crème pâtissière végétalienne :


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Mousse au chocolat végétalienne :


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Published by Colimasson - dans Livre
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